Rentrée littéraire jeunesse 2014

Publié le : 10 novembre 2015
lectures

Après avoir épluché bien des programmes, feuilleté avidement tous les communiqués possibles sur les nouvelles parutions et lu le plus rapidement possible le maximum de nouveautés, voici une modeste liste des titres à ne pas rater que l’on soit accro à la lecture, lecteur dilettante ou encore simple novice qui n’attend que d’être séduit par des bons livres. Jeunes lecteurs de tous âges, bienvenue dans notre sélection de la rentrée littéraire jeunesse 2014 !

 

Albums

Du côté des albums, on saluera bien bas le nouveau Mickaël Escoffier, qui revient avec son partenaire illustrateur Kris Di Giacomo pour On verra demain (École des loisirs): l’histoire d’un paresseux qui excelle dans l’art de procrastiner. Louons encore une fois l’humour de ces deux compères auteurs qui nous avaient déjà séduit avec La tarte au fées et Sans le A : l’anti-abécédaire.

Toujours au pays de l’album, on remarque le très beau Collectionneur de gouttes d’eau de Gilles Tibo et Oussama Mezher (Éditions de la Bagnole), ainsi que Le voleur de sandwich d’André Marois et Patrick Doyon (La Pastèque) qui flirte entre l’album et le court roman policier.

Le roi de la fête reste toutefois, le magnifique album Tout au bord d’Agnès De Lestrade et Valeria Docampo (Alice). L’histoire d’un ours poète qui découvre son monde et le réinvente sans cesse. La beauté des illustrations sublime littéralement le texte d’une incroyable fraîcheur. On le referme en ayant envie à notre tour d’inventer de nouveaux mots.

Du côté des jeunes lecteurs, on peut déjà s’attaquer à La machine à mesurer l’amour de Johanne Mercier (Soulières éditeur), où l’on découvre à quel point l’amour est difficilement quantifiable.

Romans pour ados

Pour les ados, la suite du Passeur  de Lois Lowry est enfin disponible sous le titre Le fils (École des loisirs). Nous y apprenons enfin un peu plus sur cet univers futuriste pseudo-utopique et nous suivons l’histoire de Jonas sous un tout nouvel angle. Vous pourrez le lire sans problème même si lire Le passeur avant ou même voir son adaptation cinématographique peut aider.

Pour les fans de Vango et de Tobbie Lolness, bonne nouvelle : Timothée de Fombelle semble encore en vie puisqu’il sort très bientôt Le livre de Perle (Gallimard). Une aventure au long cours où il s’amuse à mélanger le royaume des contes avec notre parfois triste, parfois belle, mais toujours curieuse réalité; et tout cela avec une plume indéniablement talentueuse. On doit avouer avoir dévoré le roman en deux jours… attention nuits courtes à venir.

Une thématique se retrouve à travers Ma vie (racontée malgré moi) par Henry K. Larsens  (La courte échelle) de Susin Nielsen, l’auteure géniale des Maux d’Ambroise Bukowski, et le nouveau roman de Rainbow Rowell : Eleanor & Park (Pocket)Au menu : l’intimidation. Sujet on ne peut plus d’actualité entre la montée de ce triste phénomène et l’annonce de coupures dans le budget destiné à lutter contre.

Dans Ma vie (racontée malgré moi), Henry K. Larsens essaye de vivre normalement malgré le fait que son frère ait tué son bourreau à l’école d’un coup de fusil. Bien que le sujet semble terrible, l’auteure nous embarque complètement dans l’histoire qui est un vrai page-turner. Le personnage principal est incroyablement attachant et on rit vraiment souvent. Une façon de dédramatiser ces réalités violentes.

Du côté d’Eleanor & Park, on voit déjà des milliers de fidèles lecteurs qui vont succomber à cette histoire d’amour magnifique qui nous prouve qu’être ronde, rousse et pauvre ne semble pas indisposer les beaux garçons asiatiques et fluets. Il y a quelques clichés, mais on passe par-dessus car le plaisir de lecture est au rendez-vous. Et puis lire avec le sourire aux lèvres, ce n’est pas si fréquent. Il ne faut pas bouder son plaisir.

Enfin dans les productions atypiques, Jess ou comment j’ai accouché d’un orignal de Meg Rosoff (Bayard) est fortement recommandé. Un texte court où l’on suit une jeune mère-ado qui accouche, désolée pour les sceptiques, d’un orignal. Problème qui semble de plus en plus fréquent dans cet univers. Drôle et impertinent, ce texte nous sort des avenues fortement empruntées.

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