Oxiseau – Pico Love – Les limites obscures de la magie

Publié le : 9 novembre 2015
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Oxiseau de Bernadette Gervais et Francesco Pittau (Les Grandes personnes)

Quand on découvre le grand album Oxiseau, on s’exclame « Oh ! Que c’est beau! » Oxiseau fait partie des derniers nés de la maison d’édition les Grandes personnes créé en novembre 2009, qui se démarque par un catalogue original et de grande qualité. C’est le jeu de mot sur la couverture et le format qui m’ont attiré et je n’ai à aucun moment regretté d’avoir ouvert ce livre qui réserve de nombreuses surprises.

Les oiseaux sont à l’honneur et chaque double page propose un jeu pour découvrir de nouveaux noms d’oiseaux. Il faudra reconnaître le volatile par son plumage, ses pattes, ses œufs ou son bec. Tous ses éléments sont dessinés et non photographiés, ce qui donne de très belles illustrations. Une seule hâte une fois l’ouvrage refermé, que le printemps arrive pour voir plus d’oiseaux. Un livre que l’on a envie de laisser ouvert chez soi pour que tout le monde en profite.

Pico Love T04 de Pico Bogue de Dominique Roques et Alexis Dormal (Dargaud)

Que dire au sujet de Pico Bogue qui ne donnerait pas l’impression que l’on voue un culte à ce personnage si détonnant. Pico, on n’y peut rien, on l’aime, on l’adore, et on serait parfois à deux doigts de le sanctifier quand l’on observe son lecteur sourire, voire rigoler franchement. Sorte de mutant nouvelle génération se trouvant entre Mafalda, Calvin et Hobbes et le petit Spirou, il a fait sa place dans nos rayons. Dans ce quatrième tome tant attendu (on est groupie et on s’assume), Pico tombe amoureux de Lucie, une camarade de classe. Mais le langage garçon-fille à cet âge là, comme plus tard, n’est pas toujours compatible. On rit de ses déboires même si cela attriste l’enfant qui reste en nous. Pico, le lire, c’est l’adopter!

Extrait: Ana-Ana (petite sœur adorable de Pico) : Je commence une collection de mots très beaux! J’en ai déjà quatre : perfide, sordide, vandale… et surtout toxique que je trouve trop mignon. La mère : Mais tu sais ce qu’ils veulent dire? Ana-Ana : Pas besoin. Je suis tombée amoureuse parce qu’ils sont beaux. Le père : Ça promet!

Les limites obscures de la magie, Pierre Bottero et Erik L’Homme (Gallimard jeunesse et Rageot)

Erik L’Homme et Pierre Bottero ont réuni leurs talents pour une nouvelle série du nom de A comme Association. Je ne vous cacherais pas le culte que je voue à Pierre Bottero qui est, d’après moi, une référence en littérature jeunesse fantastique. Bottero est décédé en 2009 mais il laisse derrière lui des séries en passe de devenir des classiques (La quête d’Ewilan, Ellana – Le pacte des Marchombres, L’autre…). C’est avec beaucoup d’appréhension que j’ai lu ce roman qui semblait être un projet inachevé. Grâce à la relecture d’Erik L’Homme et sûrement le travail éditorial en aval, j’ai eu le plaisir de retrouver le style de cet auteur fétiche.

Dans Les limites obscures de la magie, la griffe Botérienne est omniprésente, les jeux de mots et les clins d’œil virevoltent autant que l’héroïne. Malgré son mauvais caractère, on s’attache rapidement à cette Ombe bagarreuse et déjantée, qui pourrait rappeler, à quelques lecteurs, une certaine Buffy. La jeune femme fait partie de l’Association qui doit faire respecter aux Anormaux (vampires, trolls, sorciers…) certaines règles de « cohabitation ». Ombe ou Jasper sont donc engagés , des Paranormaux qui présentent des caractéristiques hors du commun. L’action est au rendez-vous et l’on sort ravi de cette virée fantastique où les méchants n’ont qu’à bien se tenir.

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