Confessions du (pas si) Grand Méchant Loup – Charles à l’école des dragons – Méchant coco

Publié le : 9 novembre 2015
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Confessions du (pas si) Grand Méchant Loup de Claire Pyatt et traduit par Catherine Girard-Audet (Goélette)

Au village de Livresdecontes, nous retrouvons avec plaisir l’ensemble des personnages mythiques des contes de fées que nous lisaient nos parents avant de dormir. Dans ce roman, le journal intime du Grand Méchant Loup est présenté. Ce dernier est pris sur le fait lors de quelques méchants agissements comme la destruction des habitations des Trois Petits Cochons ou encore l’attaque de la grand-mère du Petit Chaperon Rouge. Il est alors condamné à suivre une thérapie dans un centre de réhabilitation.

Il rencontre Paul, son psychologue, qui lui demande d’écrire son journal. Peu après, il sera accusé à tort par les villageois d’avoir mangé deux des petits cochons alors qu’il s’en était au contraire fait des amis. Balthazar, de son vrai nom, devra affronter un dragon pour prouver son innocence. Il sera d’ailleurs aidé dans sa quête par le troisième Petit Cochon.

Entre merveilleux, humour et clins d’œil, ce roman sort de l’ordinaire et nous fait voir autrement les a priori que nous avons sur certains personnages. Si l’idée vous plaît, vous pouvez également retrouver dans la même collection L’envers des Contes de fées, les Révélations de la sœur (pas si) laide de Cendrillon.

Charles à l’école des dragons d’Alex Cousseau et Philippe-Henri (Seuil Jeunesse)

Voici une merveille de taille. Déjà, par son grand format, cet album sort du commun. C’est aussi l’histoire de Charles, jeune dragon, qui dès sa naissance se voit doter de très grandes ailes et d’énormes pieds (dont l’odeur plaît énormément aux mouches). Ce gabarit peu commun lui vaudra de nombreuses moqueries à l’école. Il s’abritera alors dans son imaginaire en inventant et déclamant de la poésie.

À l’école, la maîtresse apprend aux jeunes dragons à brûler correctement chaque page de leur cahier mais Charles est le seul à y écrire à l’intérieur. Bien que complètement loufoque, l’idée d’un dragon poète séduit immédiatement, et à cela s’ajoute des illustrations très colorées et remplies de nombreux détails. C’est un album absolument craquant à découvrir sans plus tarder. Sans aucun doute un de mes albums préférés de l’année.

Méchant coco de Lucie Papineau et Philippe Béha (Dominique et Compagnie)

Ce qui frappe d’emblée sont les illustrations complètements déjantées de Philippe Béha qui utilise autant ses crayons que des papiers, qu’il colle dans tous les sens. Ça donne envie de toucher, voire de caresser les pages pour voir si un élément dépasse!

Jojo Sapino est un petit garçon qui vit une drôle d’aventure et il nous la raconte dans son journal secret. Il rédige son aventure dans un cahier ligné dont on retrouve des traces à chaque page, sauf si Méchant coco n’a pas tout grignoté. Mais qui est Méchant coco? Il s’agit de l’oiseau que l’oncle Stéphane confie à Jojo. Malheureusement, il va découvrir bien vite que la bête n’est pas apprivoisée, et donc agressive…

Jojo inventera mille et une combines pour amadouer ce mini-monstre. Jusqu’au moment où il se met à la place de l’oiseau et comprend pourquoi ce dernier est bizarre. On assiste à la relation entre Méchant coco et Jojo qui vont finir par devenir inséparables. Une histoire drôle sur les différences de perception et la responsabilité d’avoir un animal domestique. Dès 5 ans.

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